Situation de la rue du Monténégro et impacts sur notre Commune

J’ai interpellé le Collège au sujet des conséquences pour notre commune de la mise en sens unique partielle de la rue du Monténégro à Ans, entrée en vigueur le 16 février en raison de l’état particulièrement dégradé de cette voirie, fruit d’années d’absence d’intervention structurelle. Depuis longtemps, cette route se détériore au vu et au su de tous, sans qu’une solution durable n’ait été mise en œuvre.

Aujourd’hui, après avoir laissé la situation atteindre un niveau critique, la Ville d’Ans adopte une mesure brutale qui consiste, de facto, à exporter ses difficultés vers les communes voisines, et en premier lieu vers Grâce-Hollogne. La fermeture d’un sens de circulation entre la concession Porsche et l’autoroute provoque un report massif du trafic sur nos voiries locales, contraignant nos habitants à subir détours, embouteillages, nuisances sonores accrues et insécurité routière dans des rues résidentielles qui n’ont jamais été conçues pour absorber un tel volume de circulation.

Une décision aux impacts intercommunaux aussi lourds apparaît d’autant plus problématique qu’elle semble avoir été prise sans véritable concertation ni dispositif d’accompagnement sérieux. Les habitants de Grâce-Hollogne ne peuvent devenir la variable d’ajustement d’un problème que l’on a laissé s’aggraver ailleurs pendant des années. De nombreux citoyens signalent en outre l’absence de signalisation de déviation en amont, ce qui engendre des demi-tours dangereux, des saturations locales, une pression accrue sur certains carrefours et des situations particulièrement préoccupantes aux heures de pointe.

Par ailleurs, l’installation de caméras et l’annonce d’une verbalisation stricte donnent le sentiment d’une réponse essentiellement répressive, davantage orientée vers la sanction que vers une gestion cohérente et sécurisée de la mobilité. Enfin, l’argument consistant à attendre un futur projet régional soulève de sérieuses interrogations : peut-on raisonnablement justifier des années d’inaction au point d’aboutir aujourd’hui à la quasi-fermeture d’un axe structurant pour l’ensemble de la zone ?

Dans ce contexte, j’ai souhaité obtenir des clarifications précises sur plusieurs points essentiels :

  • savoir si notre commune a été consultée par la Ville d’Ans préalablement à la mise en œuvre de cette mesure et, le cas échéant, à quelle date et sous quelle forme ; déterminer si une concertation a eu lieu avec la zone de police concernant les itinéraires de report et la sécurisation des voiries impactées ;
  • comprendre pourquoi aucune déviation structurée, cohérente et correctement signalée n’a été mise en place ;
  • connaître les adaptations locales éventuellement envisagées, qu’il s’agisse de signalisation, d’aménagements temporaires, de contrôles de vitesse ou de mesures de protection des quartiers résidentiels afin de faire face à cet afflux de trafic ;
  • et enfin savoir si le Collège communal a réagi ou entend intervenir rapidement auprès de la Ville d’Ans pour obtenir des mesures correctrices immédiates, dans le but de préserver la sécurité, la qualité de vie et la tranquillité des habitants de Grâce-Hollogne.

M. le Bourgmestre a répondu de manière détaillée, rappelant l’historique des problèmes liés à la voirie et les relations « compliquées » depuis toujours avec la Ville d’Ans. Il a toutefois été convenu que notre Commune écrive de nouveau à la Ville d’Ans.